Le texte explicatif associé à chacun des quatre critères analysés (A - formalisme, B - matérialité, C - investissement, D - communication) positionne l‘oeuvre de l‘artiste dans l‘histoire de l‘art en rappelant éventuellement les courants artistiques auxquels elle se rattache, ou les noms des artistes illustres s‘étant exprimés dans une approche voisine. A : FORMALISME Le premier critère porte sur le formalisme de l'oeuvre : que voit-on quand on regarde une oeuvre, quel type de formalisation se donne à voir de prime abord ? Est-ce plutôt abstrait, plutôt figuratif, plutôt..., etc (classé du plus "abstrait" au plus "réaliste").?A250 : Allusif, approche plus globale, mais légère, de la figure la figure se devine par l'intrication de formes ou de matérialités abstraites diverses (Mondrian, Kandinsky, Klee, les "Footballeurs" de N. de Staël, ...), ou par allusions formelles ou colorées (le "Paysagisme abstrait" ; Jean Bazaine, ...). A130 : oeuvres à jeux optiques subjectifs suivant les agencements de couleurs et/ou de formes dans ces oeuvres, l'imperfection de l'oeil humain fait qu'il les perçoit avec des distorsions (photos et "installations" de Georges Rousse, Felice Varini, ...), ou avec des mouvements fictifs, comme dans "l'Art cinétique" "l'Op'Art" (Y. Agam, Victor Vasarely, C. Cruz Diez, J.R. Soto, Bridjet Riley, …).
B : MATERIALITE Le second critère porte sur la matérialité de ce qui est donné à voir. S'agit-il de pur concept, de jeu de matières, d'objet détourné etc. (classé du plus "immatériel" au plus "réel") ?B240 : matériaux ou objets en "Assemblages", collages / décollages, ou "Installations" objets signifiants ou in-signifiants (voire, rebus de la société) lorsqu'ils sont assemblés dans un nouvel esprit : - esthétisant, comme chez les "Nouveaux réalistes" (Arman, Spoerri, César, …) ; les "Affichistes" (Jiri Kolar, M. Rotella, R. Hains, ...) - en parodie comme chez les "Simulationnistes" (Haïm Steinbach, ...) - en diverses et multiples autres "Installations" comme chez des artistes connus (Christian Boltanski, Edward Kienholz, ...) et surtout chez de nombreux artistes des nouvelles générations. B200 : en matérialité structurée, avec prééminence des couleurs avec leurs force intrinsèque, symbolique (p.ex. "les bleus" de Monory, "les rouges" de G. Fromanger), historique, sociale, etc., et leur structuration (Jules Olitsky, Peter Halley, ...). B210 : en matérialité structurée, avec prééminence des matières leur épaisseur, leur composition ou leur travail architectonique plutôt structuré, comment les matières sont "bâties", (Eugène Leroy, Bertrand Lavier, ...).
C : INVESTISSEMENT CORPS / ESPRIT Le troisième critère porte sur « l'investissement » de l'artiste dans son oeuvre. Avec quel ratio Corps / Esprit, l'artiste s'investit-il dans son oeuvre ? Classé du plus "intellectuel" (p.ex. "l'Art Conceptuel", ...) au plus "physique" (p.ex. le "Body Art", ...). C170 : plus vers la corporéité / les sens, par l'expression d'une "animalité" / bestialité, qu'elle soit - factuelle (Vladimir Velickovic, sculptures de Barry Flanagan, Thomas Grünfeld, Installations de Maurizio Cattelan ou Janis Kounellis, Damien Hirst, photos de William Wegman, ...) - symbolique ("sacrifices" de Hermann Nitsch, souillures de David Nébréda, ...), ...
D : COMMUNICATION Le quatrième critère porte sur l'aspect « communication » : L'artiste a t-il une volonté délibérée de communiquer à travers ses oeuvres un message quelconque ? (classé du plus "spiritualiste" au plus "sociétal"). D130 : via le signifiant en partant du principe que les travaux sur les signifiants forment en eux-même un discours assumé (par exemple: "les châssis" de Daniel Dezeuze, etc., etc., ...) par ses variations de réalisation : - sérialité, multiplication (Claude Viallat, Niele Toroni, "figurines" de Antony Gormley, ...). - accumulation, compression (J. Chamberlain, Arman, César, ...). - subtilités, variabilité des matériaux ("les blancs" de Rober Ryman ; les dissolutions de "matière / vie" comme chez Roman Opalka ou chez On Kawara, ...). VIMENEY Martine moeaverre.free.fr/ |