Le texte explicatif associé à chacun des quatre critères analysés (A - formalisme, B - matérialité, C - investissement, D - communication) positionne l‘oeuvre de l‘artiste dans l‘histoire de l‘art en rappelant éventuellement les courants artistiques auxquels elle se rattache, ou les noms des artistes illustres s‘étant exprimés dans une approche voisine. A : FORMALISME Le premier critère porte sur le formalisme de l'oeuvre : que voit-on quand on regarde une oeuvre, quel type de formalisation se donne à voir de prime abord ? Est-ce plutôt abstrait, plutôt figuratif, plutôt..., etc (classé du plus "abstrait" au plus "réaliste").?A360 : Figurations "Expressionnistes" Ex-pression de l'intériorité bouillonnante, voire violente, d'un artiste qui, contrairement à "l'Expressionniste Abstrait", le fera avec les multiples possibilités de matérialisation de la Figure (de l'Expressionnisme historique à COBRA, de la "Violent painting" aux "Néo-fauves", ...) de façon plus mélangée, entre couleurs, matières et gestualité. L'ex-pression se forme entre gestuel et "Matiérisme" (Emil Nolde, Asger Jorn, John Christoforou, O. Pelayo, Gérard Garouste, Georg Baselitz, Francesco Clemente, ...). A390 : Arts Singuliers, Primitivisme ce qui, dans l'Art singulier, renvoie aux archétypes ancestraux, comme formes "primaires", "essentielles", de la culture (E. Nolde, Jean Michel Basquiat, Ouattara, Robert Tatin, J. Dubuffet, ...).
B : MATERIALITE Le second critère porte sur la matérialité de ce qui est donné à voir. S'agit-il de pur concept, de jeu de matières, d'objet détourné etc. (classé du plus "immatériel" au plus "réel") ?B180 : en matérialité matérialité mixte : structurée / non structurée lorsqu'une oeuvre est "structurée" dans sa "non structuration", et inversement (répétitivités de formes, de signes, de matières... Viallat, Toroni, Degottex, Hantaï,...). B150 : en matérialité non structurée avec prééminence des matières par leur épaisseur, leur composition ou leur travail architectonique (comment les matières sont "bâties"), les matières sont ici le plus important (J. Fautrier, J. Dubuffet, J.P. Riopelle, les objets peints de Bertrand Lavier, ...). B140 : en matérialité non structurée avec prééminence des couleurs par leur force intrinsèque (Mondrian, ... ), leur symbolisme historique, social (El Lissitzky, ...), etc., les couleurs sont ici le plus important.
C : INVESTISSEMENT CORPS / ESPRIT Le troisième critère porte sur « l'investissement » de l'artiste dans son oeuvre. Avec quel ratio Corps / Esprit, l'artiste s'investit-il dans son oeuvre ? Classé du plus "intellectuel" (p.ex. "l'Art Conceptuel", ...) au plus "physique" (p.ex. le "Body Art", ...). C150 : entre "Sens" et "Essence" Entre nécessités matérielles et corporelles de "l'Existence" et les multiples interrogations sur son "Essence" (du "Cri" de Münch aux Installations de Thomas Hirschhorn, du "Cri" de Karrel Appel à Francis Bacon, ...). C130 : plus vers l'intellectualité / l'essence, travail intérieur axé plus vers l'introspectif paysages intérieurs, émotions, sensations (Arpad Szenes, ...), sérénité ("Monochromes" de Yves Klein, ...), équilibre ("mandalas" de Augustin Lesage ou Adolf Wölfli, ...), mémoire ("les boîtes" de Boltanski, ...). Pour la recherche d'un équilibre "ressenti".
D : COMMUNICATION Le quatrième critère porte sur l'aspect « communication » : L'artiste a t-il une volonté délibérée de communiquer à travers ses oeuvres un message quelconque ? (classé du plus "spiritualiste" au plus "sociétal"). D110 : via le signifié avec des spiritualités diverses, ou du religieux moins marqué (de Barnett Newman à Mark Rothko, de Roman Opalka à Arnulf Rainer, ...). D100 : via le signifié avec des religiosités plus marquées des peintures d'Alfred Manessier et des sculptures de Giacomo Manzù, aux "Messes" de Michel Journiac, au "Piss Christ" de Andreas Serrano, aux les "mises en scène" de Renée Cox ... NUGUES Dominique http://www.art-nugues.com |