Le texte explicatif associé à chacun des quatre critères analysés (A - formalisme, B - matérialité, C - investissement, D - communication) positionne l‘oeuvre de l‘artiste dans l‘histoire de l‘art en rappelant éventuellement les courants artistiques auxquels elle se rattache, ou les noms des artistes illustres s‘étant exprimés dans une approche voisine. A : FORMALISME Le premier critère porte sur le formalisme de l'oeuvre : que voit-on quand on regarde une oeuvre, quel type de formalisation se donne à voir de prime abord ? Est-ce plutôt abstrait, plutôt figuratif, plutôt..., etc (classé du plus "abstrait" au plus "réaliste").?A370 : Figurations "Expressionnistes" Ex-pression de l'intériorité bouillonnante, voire violente, d'un artiste qui, contrairement à "l'Expressionniste Abstrait", le fera avec les multiples possibilités de matérialisation de la Figure (de l'Expressionnisme historique à COBRA, de la "Violent painting" aux "Néo-fauves", ...) de façon plus gestuelle l'ex-pression se libère surtout dans l'ampleur et / ou la force du geste pictural (Willem De Kooning, Antonio Saura, Vladimir Velickovic, Yan Pei Ming …). A380 : Figurations "Expressionnistes" Ex-pression de l'intériorité bouillonnante, voire violente, d'un artiste qui, contrairement à "l'Expressionniste Abstrait", le fera avec les multiples possibilités de matérialisation de la Figure (de l'Expressionnisme historique à COBRA, de la "Violent painting" aux "Néo-fauves", ...) de façon plus libre (Graffs, logos, Street Art) ex-pression par l'écriture dessinée: tags ou graffitis lorsqu'ils deviennent des images (A.R. Penck, Miss Tic, Jean-Michel Guinebault ...); des logos (Gerôme Mesnager, Speedy Graphito, ...); de la culture "Hip-hop" (Collectifs divers comme ; Blade, Crash, dix/10, ...). A430 : "Néo-Figuratif", "Figuration Libre" et "Néo-BD" Expression plus "cultivée" que les arts naïfs, bruts, etc., réconciliant l'Art avec l'imagerie populaire, la publicité, la BD, la culture rock des années 80 (Robert Combas, Hervé Di Rosa, Keith Harring, …) mais aussi avec celle des "Mangas" des années 90 ou celle des icônes informatiques du XXIème.
B : MATERIALITE Le second critère porte sur la matérialité de ce qui est donné à voir. S'agit-il de pur concept, de jeu de matières, d'objet détourné etc. (classé du plus "immatériel" au plus "réel") ?B130 : en matérialité non structurée légère (délicatesse des touches) couleurs et matières sont plus ou moins estompées, diluées, évanescentes, jouant sur leurs transparences (Zao Wou Ki, Olivier Debré, …). B170 : en matérialité non structurée combinaisons diverses, non structurées combine indifféremment couleurs, matières ou volumes de façon plutôt non structurée (Alberto Burri, Manolo Millares, ...). B180 : en matérialité matérialité mixte : structurée / non structurée lorsqu'une oeuvre est "structurée" dans sa "non structuration", et inversement (répétitivités de formes, de signes, de matières... Viallat, Toroni, Degottex, Hantaï,...).
C : INVESTISSEMENT CORPS / ESPRIT Le troisième critère porte sur « l'investissement » de l'artiste dans son oeuvre. Avec quel ratio Corps / Esprit, l'artiste s'investit-il dans son oeuvre ? Classé du plus "intellectuel" (p.ex. "l'Art Conceptuel", ...) au plus "physique" (p.ex. le "Body Art", ...). C120 : plus vers l'intellectualité / l'essence, travail intérieur axé plus vers le projectif l'onirisme, la poésie, le lyrisme, l'experience hallucinogène … Pour "projectiver" une intériorité pensée ou rêvée (Henri Michaux, Wols, ...). C140 : plus vers l'intellectualité / l'essence, travail intérieur axé plus vers le fantasmatique fantasmes de tous ordres, qu'ils soient sexuels, sociaux, religieux ou tous autres, du moment qu'ils sont "formellement" maitrisés (de Georgia O'Keeffe à Annette Messager, en passant par Clovis Trouille, ...). C170 : plus vers la corporéité / les sens, par l'expression d'une "animalité" / bestialité, qu'elle soit - factuelle (Vladimir Velickovic, sculptures de Barry Flanagan, Thomas Grünfeld, Installations de Maurizio Cattelan ou Janis Kounellis, Damien Hirst, photos de William Wegman, ...) - symbolique ("sacrifices" de Hermann Nitsch, souillures de David Nébréda, ...), ...
D : COMMUNICATION Le quatrième critère porte sur l'aspect « communication » : L'artiste a t-il une volonté délibérée de communiquer à travers ses oeuvres un message quelconque ? (classé du plus "spiritualiste" au plus "sociétal"). D115 : via le signifié en narrations ou symboliques diverses qu'elles soient allégoriques, métaphoriques (les matériaux de J. Beuys, ...), analytiques (les "suites de Fibonacci" de Mario Merz, ou celles de Robert Filliou, ...), critiques (de Henri Cueco à Hans Haacke ou Guillaume Bijl, ...). D130 : via le signifiant en partant du principe que les travaux sur les signifiants forment en eux-même un discours assumé (par exemple: "les châssis" de Daniel Dezeuze, etc., etc., ...) par ses variations de réalisation : - sérialité, multiplication (Claude Viallat, Niele Toroni, "figurines" de Antony Gormley, ...). - accumulation, compression (J. Chamberlain, Arman, César, ...). - subtilités, variabilité des matériaux ("les blancs" de Rober Ryman ; les dissolutions de "matière / vie" comme chez Roman Opalka ou chez On Kawara, ...). LEBLANC Annie www.annie38leblanc.blogspot.com |