Le texte explicatif associé à chacun des quatre critères analysés (A - formalisme, B - matérialité, C - investissement, D - communication) positionne l‘oeuvre de l‘artiste dans l‘histoire de l‘art en rappelant éventuellement les courants artistiques auxquels elle se rattache, ou les noms des artistes illustres s‘étant exprimés dans une approche voisine. A : FORMALISME Le premier critère porte sur le formalisme de l'oeuvre : que voit-on quand on regarde une oeuvre, quel type de formalisation se donne à voir de prime abord ? Est-ce plutôt abstrait, plutôt figuratif, plutôt..., etc (classé du plus "abstrait" au plus "réaliste").?A410 : Arts Singuliers, Naïfs, Populaires, Enfantins expression de cultures identitaires: d'une région (Arts traditionnels), d'un temps (par exemple le naïf enfantin ; Chaïbia, ...), d'un genre ... Y compris dans "l'art savant" : cf. l'art pseudo-enfantin de Fernando Botero, Niki de Saint Phalle, ... A420 : "Néo-Figuratif", Structures para-figuratives, expression encore plus réduite, située entre Art naïf, Arts populaires, illustration et Bande dessinée (Gaston Chaissac, V.Brauner, Yvon Taillandier, Eliane Larus, ...). En 2D mais aussi en 3D (Sculptures de J. Dubuffet, Niki de St Phalle, ...).
B : MATERIALITE Le second critère porte sur la matérialité de ce qui est donné à voir. S'agit-il de pur concept, de jeu de matières, d'objet détourné etc. (classé du plus "immatériel" au plus "réel") ?B190 : en matérialité structurée, avec prééminence des lignes / à plats / dessin - Importance du "trait" pour le dessin (Hans Bellmer, Pierre Klossowski, J.L.Guitard,...), voire pour la gravure, etc. - importance des lignes qui structurent les champs colorés ou des dessins qu'ils contiennent (R.Indiana, P. Stampfli, V. Adami, H. Télémaque, M. Sanejouand, Aki Kuroda,...). B200 : en matérialité structurée, avec prééminence des couleurs avec leurs force intrinsèque, symbolique (p.ex. "les bleus" de Monory, "les rouges" de G. Fromanger), historique, sociale, etc., et leur structuration (Jules Olitsky, Peter Halley, ...).
C : INVESTISSEMENT CORPS / ESPRIT Le troisième critère porte sur « l'investissement » de l'artiste dans son oeuvre. Avec quel ratio Corps / Esprit, l'artiste s'investit-il dans son oeuvre ? Classé du plus "intellectuel" (p.ex. "l'Art Conceptuel", ...) au plus "physique" (p.ex. le "Body Art", ...). C150 : entre "Sens" et "Essence" Entre nécessités matérielles et corporelles de "l'Existence" et les multiples interrogations sur son "Essence" (du "Cri" de Münch aux Installations de Thomas Hirschhorn, du "Cri" de Karrel Appel à Francis Bacon, ...). C180 : plus vers la corporéité / les sens, par l'expression d'une sensualité affirmée, voire d'une sexualité revendiquée, qu'elle soit - factuelle ("l'Origine du monde" de Courbet, Lucian Freud, John Kacere, P. Klossowki, David Salle, Gilbert and George, ...), - symbolique (Paul Armand Gette, Andreas Serrano, ...), - humoristique (le "cerveau" de Gilles Barbier, le "globe" de Boyd Webb, ...), - ou "réaliste" (certains "Body-artistes" comme Otto Muehl, les "Installations" de Paul Mc Carthy, les videos de Zoran Naskovski, ...), ...
D : COMMUNICATION Le quatrième critère porte sur l'aspect « communication » : L'artiste a t-il une volonté délibérée de communiquer à travers ses oeuvres un message quelconque ? (classé du plus "spiritualiste" au plus "sociétal"). D115 : via le signifié en narrations ou symboliques diverses qu'elles soient allégoriques, métaphoriques (les matériaux de J. Beuys, ...), analytiques (les "suites de Fibonacci" de Mario Merz, ou celles de Robert Filliou, ...), critiques (de Henri Cueco à Hans Haacke ou Guillaume Bijl, ...). D150 : via le signifiant en partant du principe que les travaux sur les signifiants forment en eux-même un discours assumé (par exemple: "les châssis" de Daniel Dezeuze, etc., etc., ...) parcequ'il comprend lui-même un message réelement "lisible" (messages lumineux de Jenny Hölzer, textes de Ben ou de On Kawara, ...). LALOU-K https://www.lalou.fr |