Le texte explicatif associé à chacun des quatre critères analysés (A - formalisme, B - matérialité, C - investissement, D - communication) positionne l‘oeuvre de l‘artiste dans l‘histoire de l‘art en rappelant éventuellement les courants artistiques auxquels elle se rattache, ou les noms des artistes illustres s‘étant exprimés dans une approche voisine. A : FORMALISME Le premier critère porte sur le formalisme de l'oeuvre : que voit-on quand on regarde une oeuvre, quel type de formalisation se donne à voir de prime abord ? Est-ce plutôt abstrait, plutôt figuratif, plutôt..., etc (classé du plus "abstrait" au plus "réaliste").?A480 : Formes du "Réalisme" Différentes façons d'appréhender les réalités du monde, d'un point de vue : "Hyperréaliste" (années 1970 + années 2000) Au delà du Réalisme, la représentation fantasmée de certaines parties du réel. En france (de J.O. Hucleux à Gilles Barbier, ...) mais surtout aux USA, en peinture (Richard Estes, Richard Mac Lean) et en sculpture (John de Andrea, Duane Hanson, ..., et plus récemment ; Ron Mueck, William Beckman, ...). A470 : Formes du "Réalisme" Différentes façons d'appréhender les réalités du monde, d'un point de vue : seulement Formel entre "Neue Sachlichkeit", "American scene" ou "Nouvelle figuration", la réalité telle qu'elle est perçue par un artiste dont la subjectivité "serait neutre" (Christian Schad, Gérard Schlosser, Vincent Corpet, Gilles Aillaud, ...).
B : MATERIALITE Le second critère porte sur la matérialité de ce qui est donné à voir. S'agit-il de pur concept, de jeu de matières, d'objet détourné etc. (classé du plus "immatériel" au plus "réel") ?B230 : en matérialité structurée, combinaisons structurées combine indifféremment lignes, couleurs, matières ou volumes de façon plutôt structurée (Michail Heizer, Anish Kapoor, Miguel Barceló, ...).
C : INVESTISSEMENT CORPS / ESPRIT Le troisième critère porte sur « l'investissement » de l'artiste dans son oeuvre. Avec quel ratio Corps / Esprit, l'artiste s'investit-il dans son oeuvre ? Classé du plus "intellectuel" (p.ex. "l'Art Conceptuel", ...) au plus "physique" (p.ex. le "Body Art", ...). C170 : plus vers la corporéité / les sens, par l'expression d'une "animalité" / bestialité, qu'elle soit - factuelle (Vladimir Velickovic, sculptures de Barry Flanagan, Thomas Grünfeld, Installations de Maurizio Cattelan ou Janis Kounellis, Damien Hirst, photos de William Wegman, ...) - symbolique ("sacrifices" de Hermann Nitsch, souillures de David Nébréda, ...), ... C120 : plus vers l'intellectualité / l'essence, travail intérieur axé plus vers le projectif l'onirisme, la poésie, le lyrisme, l'experience hallucinogène … Pour "projectiver" une intériorité pensée ou rêvée (Henri Michaux, Wols, ...).
D : COMMUNICATION Le quatrième critère porte sur l'aspect « communication » : L'artiste a t-il une volonté délibérée de communiquer à travers ses oeuvres un message quelconque ? (classé du plus "spiritualiste" au plus "sociétal"). D115 : via le signifié en narrations ou symboliques diverses qu'elles soient allégoriques, métaphoriques (les matériaux de J. Beuys, ...), analytiques (les "suites de Fibonacci" de Mario Merz, ou celles de Robert Filliou, ...), critiques (de Henri Cueco à Hans Haacke ou Guillaume Bijl, ...). D140 : via le signifiant en partant du principe que les travaux sur les signifiants forment en eux-même un discours assumé (par exemple: "les châssis" de Daniel Dezeuze, etc., etc., ...) avec exploration et déclinaison - d'une même thématique pour lui faire dire un maximum (les "Saintes Victoires" de Cézanne, les "Marylin" de Andy Warhol, les "méthodes" de Rutault, les "corps" de J. et D. Chapman, ou de Katharina Fritsch, ...). - ou d'une même ressource (objets, matériaux, etc.: les "bananes" de G. Titus Carmel; les "soldats" de Miralda; les "mégots" de Damien Hirst ...) pour en explorer toutes ses facettes. GELÉ Bénédicte www.artcheval.com |